Billets d'humeur du mois de mai 2018

Textes de Jean-Claude Carlier (Curé)


 

Dimanche 6 mai

Le mois de Mai s'est ouvert par la fête de Saint Joseph travailleur. L'évangile ne parle pas beaucoup de St Joseph. C'est l'homme de l'ombre, du silence. C'est surtout l'homme juste. Dans la Bible le juste est quelqu’un d’accompli, un être épanoui et ouvert. Le juste est loué parce qu’il ne se regarde pas d’abord lui-même. Il porte avant tout son regard sur Celui qui l’a fait et qu’il sert : Dieu son créateur et son défenseur. Dire que Joseph fut un homme juste, c’est le situer dans un environnement où ce n’est pas d’abord ce que tu fais, ce que tu gagnes, ce que tu réalises qui compte, mais c’est ce que tu es. C’est mettre de l’avant non pas le faire mais l’être. C’est pourquoi, l’humble artisan, le charpentier, que fut Joseph peut servir de modèle à tous les travailleurs et travailleuses qui demandent avec raison dans notre monde d’être reconnus dans leur dignité de personne humaine et de ne pas être traités seulement comme une ressource interchangeable des entreprises où ils deviennent hélas ! parfois une simple monnaie d’échange. Et nous n’oublions pas ceux qui se sentent exclus parce qu’ils sont sans travail et sans ressources. Tous les jours, les médias nous parlent de licenciements, de chômage, de la crise. Ils sont nombreux ceux qui crient leur colère contre les injustices. Nous chrétiens, nous nous tournons vers le Seigneur pour lui demander de nous aider à devenir des artisans d’un monde plus juste et plus fraternel. Que saint Joseph nous aide, à travers les difficultés, les doutes et les épreuves de cette vie !


 

Dimanche 13 mai

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. En voyant le ciel et la terre, toute la création de Dieu, les êtres humains entendirent parler Dieu. Dieu dit : "Je suis la bonne maman. La maman donne sa vie pour ses enfants. Moi, je suis la vraie maman : je connais mes enfants et mes enfants me connaissent. Et je donne ma vie pour mes enfants." Il y eut cette parole et il y eut un silence. Et les humains qui entendirent la parole virent que cela était bon. Et Dieu créa les mères, mères et pères, il les créa, à son image et à sa ressemblance. Et les humains créèrent la fête des mères, une fête qu’ils voulaient faire durer 365 fois par année. Dieu qui se présente comme une Mère. Etranges images quand Dieu et Jésus se mirent à parler en alternance se présentant successivement comme un père miséricordieux qui accueille son fils de retour au foyer après une escapade, un médecin qui guérit des lépreux rejetés de la société, un homme qui refuse de condamner une femme qu’on a surprise en situation d’infidélité, un fils qui se voit condamné et qui accepte de mourir sur une croix parce que les humains et Dieu comptent plus que tout pour lui, et un père qui s’empresse de ressusciter le fils parce que les humains et son fils comptent plus que tout pour lui. Et les humains entendirent Dieu et Jésus qui, tous les deux, les invitaient à devenir comme eux : des mamans, des pasteurs, des pères miséricordieux, des médecins, des vignerons, des fils qui donnent leur vie totalement, des pères qui ressuscitent les fils de toutes les morts possibles. Et Dieu et Jésus ajoutèrent à leur appel : "Ce que vous donnez, donnez-le comme des enfants conscients qu’ils ont tout reçu". Bonne fête, maman.


 

Dimanche 20 mai

Les grands froids et les longs silences sont oubliés. Chacun abandonne ses lourds manteaux, protecteurs, pour se vêtir de plus légers tissus et sortir de lui-même. La nature maintenant s’est éclatée. Les bourgeons ont finalement libéré partout des flots de verdure. Les fleurs ont déjà fleuri dans les sous-bois, au milieu des herbes et jusque plein les arbres. Les oiseaux s’appellent maintenant de partout. Chants de louange ! Rien n’a résisté à cette envie de vivre et de chanter. Les grands arbres ont même déjà déversé des avalanches de semences. Généreux épanchements de vie, d’appels à vivre et de promesses. Comment échapper à cet élan ? Curieusement les gens se surprennent à sourire, à s’intéresser à tout ce qui se passe et arrive. Voici que plusieurs qui ne parlaient plus, se parlent. Ils se regardent d’un œil nouveau. Ah ! si tous et chacun et chacune participaient à l’envie de communiquer, d’aimer, d’être aimé, de voir et de contempler : Qui es-tu, toi mon frère, toi, ma sœur ? Que deviens-tu ? Où vas-tu ? Que cherches-tu ? Qui cherches-tu ? Dans ce bel éparpillement et cet étonnant questionnement d’hommes, de femmes et d’enfants chacun a bien le droit de s’adonner à quelque quête particulière, de s’abandonner à l’enthousiasme général. Pour un moment de Pentecôte. Voici qu’une marée d’Esprit Saint demande à nous porter, pour de beaux aller retour des uns vers les autres avec le goût de vivre, d’aimer, d’être aimé, de marcher, le cœur léger, vers demain. Pour enfin sortir de nos léthargies, de nos bulles. Pour risquer l’aventure de la parole, de l’extase et de la vie.


 

Dimanche 27 mai

Nous sommes tous, ruraux et urbains, profondément marqués par nos origines. Marqués par les paysages qui ont entouré notre enfance. Marqués par la culture qui nous a vu naître. Marqués par nos parents et le voisinage de nos premières années de vie. Marqués par notre langue maternelle. Par les odeurs, les couleurs, les sons, les formes, etc. Les premiers chapitres de notre histoire nous sont tatoués dans le coeur et dans l’esprit. Il n’y a pas de honte à demeurer attachés à nos commencements ni à y retourner volontiers. Pas de culpabilité à entretenir quand l’enfance se "nostalgise" en nous. Nous sommes faits de tout ce que nous avons été autant que de ce que nous sommes en train de devenir maintenant. Notre vie, notre être tout entier, ressemble à un foulard de laine : les premières mailles sont aussi importantes que les dernières. Il n’est pas mauvais, bien au contraire, de retourner en arrière de temps à autre. Ne serait-ce que pour noter les influences qui nous habitent. Ça peut même être l’occasion de reconnaître d’où vient l’originalité de notre personnalité. La question : d’où je viens ? peut nous lancer une autre question tout aussi essentielle : où je vais ? Je suis en train de tracer un chemin qui a son point de départ. Il a aussi son point d’arrivée. Chemin de passé et chemin d’avenir. Ma route traverse toute ma vie. Le quotidien se déroule comme une parabole. Son déploiement est plein de sens.

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